Histoire de la ville de Quimper

L'Antiquité

Les recherches archéologiques ont révélé que Quimper et ses environs ont été constamment habités. Des poteries néolithiques ou les restes d'un dolmen témoignent d'une occupation aux VIe et IIIème millénaire avant JC. Des vestiges de plusieurs bâtiments en torchis entourés de palissades, des oppidums (lieu de refuge public) et des traces d'artisanat révèlent un habitat rural au cours de l'âge du fer et de l'époque gauloise.

Une petite ville portuaire s'implante sur les rives de l'Odet dans le quartier actuel de Locmaria, au Ier siècle de notre ère. Le site gallo-romain bénéficie de la marée remontant la ria du fleuve côtier pour développer des activités commerciales.

Des routes relient ce petit emporion (port, comptoir maritime) à Vannes, au pays bigouden ou à Carhaix, la capitale des Osismes. Dominant le site de Locmaria, le mont Frugy accueille des temples et une nécropole de plusieurs centaines de tombes. Aux alentours, de riches villas côtoient des fermes de torchis entourés de palissades.

Ce petit port de commerce florissant est abandonné vers la fin du IIIème siècle, alors que l'Empire romain subit une crise.

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Les temps légendaires, Gradlon, Saint Corentin et la fondation de Quimper

Aux origines de Quimper, les mythes se confondent avec les quelques récits historiques de l'époque. Daté de 1235, la vie de Saint Corentin attribue la fondation de la ville à Gradlon vers les Vème ou VIème siècle. Roi de la ville d'Ys, Gradlon aurait fait don de son château situé au confluent de l'Odet à l'ermite Corentin pour édifier sa cathédrale. Ce roi légendaire apparaît également dans le second livre de la Vie latine de Saint Guénolé écrit vers 880.

Gradlon est le personnage central de la légende de la ville d'Ys, sorte d'Atlantide bretonne, dont les origines se perdent dans la tradition orale celtique. Au fil des siècles, les conteurs bretons et les écrivains se sont appropriés ce mythe pour l'enrichir et créer de nombreuses variantes au gré de leur imagination.

Historiquement, il est probable que l'évêché fut fondé à l'époque carolingienne. Les fouilles archéologiques ont révélé qu'à la fin du Xe siècle, un véritable plan d'urbanisme se structure autour d'une nouvelle cathédrale romane.

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Le Bas Moyen-Âge, entre pouvoir épiscopal et pouvoir ducal

A la fois centre religieux et politique, la ville est écartelée entre les pouvoirs de l'évêque et ceux du duc.

La « Terre de l'Église » comprend tout le Quimper intra-muros et le territoire au nord des remparts de la ville. L'évêque dispose des mêmes pouvoirs qu'un seigneur laïc : il peut rendre la justice, condamner et imposer des banalités aux Quimpérois.

Le duc exerce son pouvoir sur la Terre au duc, un faubourg se développant au-delà du Steïr, à l'ouest des remparts.

Quimper intra-muros occupe une superficie d'une quinzaine d'hectares entourée par 1500 mètres de murailles bordées par le Frout, l'Odet et le Steir. Vers 1450, environ 4500 personnes y résident. Partiellement urbanisé, cet espace accueille des champs, des vergers et des jardins dans sa partie haute, tandis que la partie basse accueille le palais des évêques, les maisons des chanoines et des bourgeois. Les maisons à colombages, similaires à celles actuellement présentes dans le vieux Quimper, bordent les ruelles sinueuses et partiellement pavées.

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La Renaissance et les Temps Modernes, Quimper sous la contre-réforme

Avec le rattachement de la Bretagne à la France en 1532, la rivalité entre le pouvoir épiscopal et ducal persiste mais s'atténue. Une oligarchie de petite noblesse et de bourgeoisie moyenne s'affirme. Elle fournit nombres de médecins, d'avocats, ou de marins tels que l'amiral de Kergelen. Ces grandes familles se font édifier dans la cité des hôtels particuliers et acquièrent des domaines ruraux.

Quimper compte 9000 habitants à la fin du XVIIe siècle. L'enceinte de la ville, ayant perdu son utilité militaire, n'est plus entretenue. Tandis que des portes fortifiées sont démolies, la construction de nouveaux ponts améliorent les conditions de circulation. Mais la ville a hérité du Moyen-Âge d'une organisation anarchique et insalubre. En 1762, un incendie ravage les maisons en bois de la rue Kéréon. Chargé d'établir un nouveau plan de construction, l'ingénieur André rectifie le tracé de la rue et construit des bâtiments aux façades de pierre.

Conséquence de la contre-réforme, la multiplication des ordres religieux amène la construction à Quimper de plusieurs édifices religieux.

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Des excès de la Révolution à la courte prospérité sous l'Empire

En janvier 1790, Quimper est désigné comme chef-lieu du département. Joseph Le Guillou de Kerincuff devient le premier maire.

La constitution civile du clergé est mal accueillie par les Quimpérois. De nombreux prêtres réfractaires s'exilent. Les congrégations religieuses sont supprimées en 1792. La vente des biens du clergé profite à quelques familles d'acquéreurs. Les couvents et autres bâtiments des ordres religieux sont reconvertis en caserne, en prisons, ou accueillent de nouvelles administrations.

Sous le régime de la Terreur, les excès révolutionnaires se multiplient : chasse aux prêtres réfractaires, vague d'arrestations et d'exécutions publiques, saccage de la cathédrale et des églises, brûlis de statues et de reliques...

Aux tumultes de la période révolutionnaire succède une époque de relative prospérité durant le Consulat et l'Empire. Le blocus maritime de Brest par la marine britannique profite à Quimper. Le petit port de commerce sur l'Odet devient l'entrepôt de la marine de guerre et marchande. Mais la paix de 1815 met fin à cette intense activité.

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L'aventure urbaine et industrielle du 19e siècle

Quimper souhaite en finir avec la structure médiévale à l'origine du faible développement de la ville. Le centre-ville est réaménagé afin d'en faciliter les accès et ouvrir de nouvelles rues. De nouvelles halles sont construites, rue Saint François, à l'emplacement du couvent des Cordeliers. La mairie déménage place Saint-Corentin dans l'ancien hôtel particulier de Guernisac. Plus ouverte et aérée, la ville quitte sont corset médiéval et s'étend des deux côtés des rives de l'Odet.

Saccagés lors de la période révolutionnaire, les édifices religieux sont restaurés ou reconstruits. Les flèches pour les tours de la cathédrale, classée monument historique en 1847, sont bâties en 1857 par Joseph Bigot. L'architecte poursuit son travail en construisant le musée des beaux-arts en 1872. Le théâtre Max Jacob est construit en 1904.

L'arrivée du chemin de fer en 1864 amène de nouvelles activités industrielles. La faïencerie trouve de nouveaux débouchés. Des industries agroalimentaires (conserveries, usines à glace) et d'autres entreprises occupent de nouvelles zones industrielles.

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D'une guerre à l'autre : 1914 – 1944

Pour honorer la mémoire des 556 Quimpérois tombés au front de la Première Guerre mondiale, la Ville fait édifier un mémorial dans l'escalier d'honneur de la mairie. Les peintures de Charles Godeby représentent des scènes de bataille.

Durant l'entre-deux guerres, de nouveaux lotissements se construisent. Les cités ouvrières jouxtant les secteurs industriels côtoient des lotissements plus élégants sur les quais ou dans les quartiers du palais de justice. L'architecte Olier Mordrel conçoit des bâtiments au style tranché et aux nouveaux matériaux. La « Ty Kodak », maison et boutique du photographe Villard situé près de la cité de Kerguelen, témoigne de son œuvre résolument moderne.

Occupée par les Allemands le 18 juin 1940, Quimper, bien qu'épargné par les bombardements subit les privations, les arrestations et les déportations. A l'annonce du débarquement en Normandie, les maquisards bretons libèrent la ville le 8 août 1944 après de violents combats.

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L'escalade démographique et urbaine contemporaine

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le baby-boom entraine une grave crise du logement. Quimper doit trouver de nouveaux terrains constructibles. La fusion en 1960 des municipalités d'Ergué-Armel, de Kerfeunteun, de Penhars et de Quimper dans un même ensemble, le grand Quimper, permet à la ville de devenir une véritable métropole.

Quimper, comptant désormais 50 000 habitants, fait bâtir de grands ensembles dans le quartier de Kermoysan. Les quartiers pavillonnaires et les zones d'activité se multiplient en périphérie de la ville. Ces changements bouleversent le paysage et l'identité des anciennes communes rurales environnantes.

Dès 1960, Les transports se développent par le percement de nouvelles voies, la création de rocades et de ponts. Un réseau de bus urbains est mis en place. Des liaisons aériennes quotidiennes avec Paris, le TGV et la voie express desservent Quimper.

La zone industrielle de l'Hippodrome est créée en 1962. Dans les années 90, le secteur de Creac'h Gwen accueille la technopole de Quimper Cornouaille. L'enseignement supérieur se développe par l'ouverture du pôle Per Jakes Hélias de l'Université Bretagne Ouest (UBO) et de l'Institut supérieur de gestion Asie Pacifique (ISUGA).

Le regroupement des communes de la zone urbaine se poursuit par la création en 1993 de Quimper Communauté, composé d'Ergué-Gabéric, Guengat, Plogonnec et Quimper. Elle s'élargit par l'adhésion de Plonéis, Pluguffan et Plomelin en 1997, puis Locronan en 2011.

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Tel. 02 98 98 88 41 - Fax 02 98 98 87 80

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44 place Saint-Corentin
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