Projet immobilier de l’Ilot Flaubert

Projet immobilier de l’Ilot Flaubert

Le 05/08/2022 • Mis à jour le 05/08/2022 | 16h32

Le projet immobilier de l’Ilot Flaubert, porté par l’OPAC, sur le site de l’ancienne Polyclinique Sud prévoit la construction de 144 logements neufs allant du T2 au T4, dont 70 % en accession à la propriété pour des primo accédants.

Alors que près de 4000 ménages sont en attente d’un logement social ou d’un logement en accession sur le territoire, la construction de nouveaux logements modernes, moins énergivores et adaptés aux revenus de chacun, est une priorité assumée par l’équipe municipale.

Initialement prévu avec 164 appartements sur un site de 1,5 ha, le nombre de logements a été revu à la baisse suite à plusieurs réunions de concertation avec les représentants de l’association des riverains de la polyclinique. Une nouvelle rencontre a eu lieu le mercredi 20 juillet en mairie de Quimper afin de préciser aux représentants de l’association l’ensemble des avancées souhaitées par la Ville en lien avec l’OPAC.

Elles portent notamment sur la réduction du nombre de logements passant de 164 à 144 appartements, avec la suppression d’un bâtiment et la diminution de la hauteur des immeubles.

Les aménagements suivants seront également mis en œuvre :

  • Une végétalisation renforcée,
  • La création d’une aire de jeux mutualisée avec l’ensemble des riverains,
  • La réalisation d’aménagements de voirie pour ralentir et sécuriser la circulation (moins dense en comparaison de l’activité de la clinique),
  • Un réaménagement de la placette de la rue Diderot.

Cette réunion a également permis de préciser et d’apporter des réponses aux différentes interrogations des représentants de l’association, notamment sur la vocation médicale du bâtiment actuel ou sur les questions environnementales.

Concernant la destination médicale ou socio-médicale de l’établissement, aucun porteur de projet du secteur médical ou social ne s’est positionné sur ce site depuis l’annonce du départ de la clinique en 2013. Il est à préciser que la Ville ne peut en aucun cas décider de l’ouverture de ce type d’établissements (IME, EHPAD). Ces décisions relèvent des autorités compétentes en la matière (Département et Etat au travers des agences régionales de santé).

La question environnementale est au cœur des préoccupations de toutes et de tous.

Les objectifs de limitation de l’étalement urbain, de préservation des espaces agricoles et naturels se traduisent notamment par la nécessité de réutiliser les friches urbaines pour construire des logements. Cela permet de maintenir et renforcer les services publics (dont les écoles) et les commerces de proximité et de limiter les temps de transports quotidiens pour les habitants.

Par ailleurs, le travail technique, urbanistique et architectural engagé par les professionnels de l’OPAC et de la Ville pour définir le projet a rapidement démontré l’impossibilité d’une réhabilitation des anciens locaux de la polyclinique sud. En effet, les réhabilitations de bâtiments anciens de ce type, ne permettent pas d’arriver à une qualité thermique égale à celle d’un bâtiment neuf. A cela s’ajoutent des structures, réseaux et évacuations non adaptés et/ou en cours d’obsolescence. Le projet actuel prévoit également la création de places de parking en sous-sol afin de renforcer la végétalisation du site ce qui n’aurait pas été possible avec une réhabilitation. Enfin, l’implantation actuelle en un seul tenant du bâtiment interrogeait fortement quant à la qualité de vie pour ses futurs habitants.

Au regard de la nécessité de répondre à la demande de logements, de l’objectif de limiter l’étalement urbain des villes et de l’emplacement proche de zones d’emplois dont Creac’h Gwen et l’hôpital, l’OPAC et la Ville souhaitent voir aboutir ce projet. Un travail est d’ailleurs en cours avec l’OPAC pour que les personnels soignants puissent bénéficier d’affectations prioritaires sur cette opération à proximité immédiate du CHIC.

Le permis de démolir vient d’être délivré par la Ville pour une démolition prévue au dernier semestre 2022. En parallèle, un nouveau permis de construire prenant en compte la diminution de nombre de logements à 144 acceptée par l’OPAC sera déposé d’ici la fin de l’été pour une instruction par les services de l’urbanisme.

Afin de poursuivre la concertation, la ville mettra en place une instance de consultation avec l’ensemble des riverains pour travailler sur les différents aménagements proposés.
En parallèle, la ville travaille à la mise en place d’un comité de suivi des projets immobiliers sur le territoire permettant d’intégrer les habitants à la réflexion sur la construction de nouveaux logements.