L'escalade démographique et urbaine contemporaine

Dés 1945 une enquête « de commodo et incomodo montre que les habitants de l'agglomération quimpéroise souhaitent la fusion des quatre communes constituant l'agglomération (Quimper, Ergué-Armel, Kerfeunteun, Penhars). La ville étouffe dans ses 192 hectares. La population faute de logements commence à quitter la ville. Le nombre d'habitants entre 1946 et 1954 passe de 20149 à 19352 habitants tandis que celui des communes voisines est en hausse constante. Les terrains constructibles sont insuffisants. Le développement économique est bloqué par l'impossibilité d'établir des zones industrielles. Il faut cependant attendre quinze années pour que le grand pas menant à une union des quatre communes soit enfin franchi. Le 11 décembre 1959, un arrêté préfectoral unifie les quatre municipalités en une seule commune dénommée Quimper et ayant pour siège cette ville. Le 13 mars 1960, Yves Thépot, précédemment maire d'Ergué-Armel, est élu premier maire du grand Quimper. La nouvelle ville atteint en 1960 50 000 habitants. Sa superficie passe alors de 192 à plus de 8 000 hectares. Des projections démographiques généreuses imaginent Quimper en l'an 2000 peuplée d'une population de plus d'1.200.000 habitants. Elle en compte moins de 68.000 aujourd'hui. La ville est dotée d'un Plan d'Occupation des Sols en 1975. Quimper occupe une place privilégiée dans l'histoire de la régionalisation. C'est ici qu'est fondé en 1951 le CELIB, comité d'études et de liaison des intérêts bretons. C'est aussi Quimper que choisit le général de Gaulle en 1969 pour annoncer lors de sa visite l'organisation d'un référendum sur une modification des institutions dans le cadre de la régionalisation.

La crise du logement

De très importants projets voient le jour dans les années soixante et soixante dix. Le logement figure avec le développement des zones industrielles et la création de nouveaux axes de circulation au nombre des dossiers qui mobilisent l'énergie des différentes municipalités et l'attention des Quimpérois.

La question du logement devient de plus en plus prégnante. Entre 1962 et 1968, le grand Quimper gagne sept mille nouveaux habitants. Aussi en 1962, la décision est-elle prise de créer une Z.U.P. (zone à urbaniser en priorité) dans le quartier de Penhars à Kermoysan. Le projet confié à l'architecte H. Aufret prévoit la construction de 2800 logements, d'écoles et de commerces. En 1966 la construction des quatre tours de l'avenue des Oiseaux commence. Cette première tranche de travaux est suivie par l'édification des immeubles de la rue de Vendée. En 1973, 1174 logements ont déjà été livrés. Une nouvelle tranche de 800 logements est lancée. Kermoysan est alors la plus grande concentration départementale de logements sociaux. Conçu pendant les trente glorieuses, le quartier va souffrir de l'image appliquée aux grands ensembles. Un nouveau projet urbain redessine aujourd'hui la ZUP de Kermoysan. D'importants efforts sont également réalisés pour restaurer l'habitat du centre ville mais aussi pour éradiquer les logements insalubres tout en favorisant le maintien de logements dans les quartiers du centre ville. Dans le domaine de l'habitat individuel, la création d'une Z.A.C. (Zone d'Aménagement Concertée) au Braden en 1975 marque une évolution importante dans la conception de l'habitat. Prévu pour 3.000 habitants, le projet inclut la protection de l'environnement. Les anciens talus, les espaces boisés sont conservés. Le bois de Keradennec est ainsi sauvé.

De nouvelles voies de communication

La circulation automobile devient dès les années 1960 un problème. Le percement des rues Amiral Ronarc'h, Préfet Colignon, l'achèvement du boulevard Dupleix en juillet 1969 permettent d'améliorer la fluidité d'une circulation automobile en hausse permanente. La construction du pont Max Jacob dévie la circulation vers la rive gauche. Rive droite, la démolition de l'ancien garage Peugeot permet d'élargir la rue de Juniville et de dégager les remparts. L'automobile est peu à peu exclue du centre historique entre 1975 et 1985 par l'aménagement du cœur de la ville en rues piétonnes. Cette reconquête est accompagnée d'une politique de rénovation et de réhabilitation du bâti ancien : ravalement des façades, mise en place d'une Z.P.P.A .U. (Zone de Protection du Patrimoine Architectural et Urbain).

A la périphérie, les premiers tronçons de rocades sont ouverts. L'année 1969 voit l'achèvement des échangeurs et de la rocade de Kermoysan mais aussi de la bretelle de l'Eau Blanche à la route de Brest. La rocade sud entre la route de Pont-l'Abbé et la route de Bénodet est ouverte au trafic dès 1973. Le pont de Poulguinan est inauguré en 1974 et doublé en 1986.

Les zones industrielles se mulitiplient

L'activité du port de Quimper est transférée au Corniguel en 1963. Pinardiers et sabliers représentent l'essentiel d'un trafic en déclin. La première zone industrielle est créée en 1962 sur le terrain de l'hippodrome. D'autres vont suivre pendant les années 70 et 80 : à Kergolvez (conserveries Saupiquet), à Ty Douar, au Grand Guelen (usine fleet-Guard), au Petit Guelen (usine relais), au Corniguel (nouveau port de commerce), à Prat Ar Rouz, à Kernevel, etc...... Dans les années 90 le secteur de Créach Gwen connaît un nouvel essor. La technopole de Quimper Cornouaille voit le jour, témoin d'une mutation du tissu économique.

Ces aménagements transforment profondément le paysage et l'identité des anciennes communes rurales. L'arrivée de nouvelles populations forge peu à peu une nouvelle identité quimpéroise tandis que s'estompent doucement celles des anciennes communes rurales disparues.

Au centre ville les halles, détruites par l'incendie de 1976 sont remplacées par des bâtiments plus modernes inaugurés en 1979 tandis que la construction en 1982 de l'hôtel du Département, quai Dupleix achève l'aménagement de la rive gauche.

Le développement de l'enseignement et de la culture

La ville est dotée de nouveaux outils dans les domaines culturels et de l'enseignement. Les anciennes halles du chapeau rouge sont réaménagées en salles de cinéma en 1987. L'année suivante, le vieil Odet Palace, cinéma construit en 1922 est démoli. Le cinéma des Arcades lui succède. En 1991, le Musée des beaux-arts est l'objet d'importants travaux d'extensions et de rénovations. En 1998, le théâtre de Cornouaille, scène nationale, conçu par les architectes F. Geipel et N. Michelin est inauguré. Il est construit dans le périmètre autrefois occupé par l' ancienne caserne de La Tour d'Auvergne. L'Ecole des beaux-arts et un centre d'art contemporain y sont déjà installés. La médiathèque de Quimper Communauté doit prochainement s'installer. Dans l'enseignement, la création du grand Quimper est accompagnée de nombreuses ouvertures d'établissements et équipements sportifs en liaison avec une expansion démographique forte et un rajeunissement consécutif de la population. Cette expansion est liée elle même à l'afflux de jeunes ménages qui s'installent dans une ville fournisseuse d'activités variées du secteur libéral, commercial et administratif. Parmi les équipements scolaires mis en chantiers signalons le lycée de Cornouaille en 1964, le lycée Thépot en 1967, le collège de la Tourelle en 1967, le stade de Penvillers en 1968. Si l'Institut Universitaire Technologique ouvre ses portes en 1969, l'enseignement universitaire se développe réellement pendant la dernière décennie du 20ème siècle par l'ouverture de nouvelles filières au sein du pôle universitaire de l'UBO (Université de Bretagne Occidentale) et l'ouverture de l'ISUGA (Institut Supérieur de Gestion Asie Pacifique). Au développement technologique et universitaire de Quimper il faut ajouter un profond attachement de la ville pour une culture bretonne, vivante, riche et accueillante.

La première aventure intercommunale de 1960 est prolongée en 1993 par la création de Quimper Communauté. Cette communauté de communes regroupe Ergué-Gabéric, Guengat, Plogonnec et Quimper. Elle s'élargit en 1997 avec l'adhésion des communes de Ploneis, Pluguffan et Plomelin, puis Locronan en 2011.

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