Les dossiers du commissaire Judic en 1908

En cette année 1908, le Quimper de la Belle Epoque n'est pas seulement le lieu de promenades d'élégants en canotiers, de rencontres mondaines et de discussions polies aux terrasses des grands cafés de la rue du Parc. Quimper ville réputée Le commissaire Judicbourgeoise et paisible connaît aussi une délinquance, une criminalité ordinaire souvent née de la misère et de la violence sociale dans laquelle végète la classe ouvrière pauvre.

Pour, selon les cas, prévenir ou poursuivre ces actes de violences, on trouve à la tête du commissariat de police municipale un homme de bonne allure : le commissaire Pierre Judic. Né en 1862, il a débuté sa carrière en 1897.

Avant son entrée dans la police, le fin limier était instituteur public et répétiteur de lycée. Le maire de Quimper, Théodore Le Hars, le présente comme « un agent très instruit, très actif, et très dévoué ».Il parle également le breton, avantage appréciable dans une ville qui est encore dans ses couches populaires largement bretonnante.

Nommé à Quimper en 1906, ce bachelier Es-Lettres succède au commissaire Terrene. A ses côtés, une petite dizaine d'agents, qu'on nomme encore « sergents de ville » et qui doivent maintenir l'ordre dans une ville de 19.516 habitants formant 4.635 ménages officiels répartis dans 1.535 immeubles d'habitations.

Violences, outrages ou voies de faits

De jour comme de nuit, Quimper n'est pas une ville endormie.

Les archives du commissariat en témoignent. Il ne se passe pas un jour sans qu'une bagarre n'éclate dans les rues de Quimper. L'alcool et la misère sont le plus souvent à l'origine de ces désordres qui donnent lieu à des poursuites pour violences, outrages ou voies de faits. Le violon (cellule de dégrisement) est occupé chaque matin.

La rue Kéréon en 1908Voir l'image en grand La rue Kéréon en 1908La politique du commissaire Judic est d'instruire et d'enquêter systématiquement sur toutes les plaintes qui sont déposées à son bureau quelque soit l'importance du délit.

Ainsi les témoins ou les suspects se succèdent t'ils dans le bureau du commissaire. On instruit à Quimper pour vagabondage mais aussi pour de très nombreux petits larcins : vol d'un flacon de bonbons, d'un pain, d'un sac de charbon, d'une hachette ou d'une pioche (certes propriété de l'Administration des Ponts et Chaussées), d'une balle en caoutchouc soustraite au rayon jouet des Nouvelles Galeries Anglaret, d'une bouteille de rhum, de graisse, de lard, ou encore l'emprunt de bicyclettes.

Ce tout venant donne naissance à une moisson de rapports, de procès-verbaux et de correspondance adressés au maire, au procureur, au préfet ainsi qu'au directeur de la Sureté à Paris.

Un certain nombre d'affaires attirent néanmoins en cette année 1908 l'attention du commissaire Judic.

Les crimes et délits

Le crime de la rue Neuve

Le 12 juin, une sinistre affaire éclate à Quimper dans la rue Neuve. Tapage nocturne dans la rue NeuveVoir l'image en grand Tapage nocturne dans la rue Neuve

Une lettre anonyme puis la rumeur publique apprend à la police le meurtre du bébé nommée Jeanne Riou seulement âgée de 18 jours. Après l'enquête, le père, homme brutal, alcoolique, d'une extrême violence envers sa femme, et allumeur de bec de gaz de son état, avoue le geste criminel précédé de plusieurs autres tentatives.

L'épouse du meurtrier littéralement terrorisée et maltraitée soupçonnait également son mari d'un second meurtre sur un autre de ses enfants, survenu deux ans plus tôt. L'homme, interrogé par Judic, finit par reconnaître en partie les faits et est écroué le jour même en attendant d'être traduit en cour d'Assises.

Un bien étrange manège

Au moment des fêtes du 15 août, la ville reçoit sur l'actuelle place de la Résistance et le long des allées de Locmaria de nombreux manèges et attractions foraines.

Le 26 août 1908, Judic signale, après enquête et surveillance à l'attention de la sûreté générale, le carrousel-salon d'un certain Terve, sujet hollandais douteux. Cet établissement est complètement renfermé. A l'intérieur on trouve un manège luxueux qui n'est qu'un prétexte pour attirer les dames et les messieurs galants. Il y a même des filles attachées à ce carrousel qui seraient là pour servir d'appât aux jeunes gens et se mettre à la disposition de qui le désire.

Cet établissement vient de quitter Quimper pour St Nazaire. M. Terve, qui s'est senti surveillé n'a pu faire ici ce qu'il fait dans certaines grandes villes, c'est-à-dire annexer à son carrousel une buvette et des salons particuliers où l'on peut sans se compromettre vider les La foire à Quimper et l'affaire du carrousel-salon TerveVoir l'image en grand La foire à Quimper et l'affaire du carrousel-salon Tervepoches des hommes assez imprudents pour s'y aventurer (champagne, femmes, etc.).
M. Terve a à son service un personnel assez nombreux. Plusieurs d'entre eux ont même subit plusieurs condamnations pour vol et vol qualifié.

Le militaire en permission : la lourde croix du commissaire Judic

Un grand nombre d'affaires implique des militaires en permission. Plus d'un millier de conscrits et d'engagés volontaires du 118e sont en effet en garnison à Quimper sans compter les marins et soldats d'autres unités.
Sans parler des bagarres, outrages, vols simples qui hantent les mains courantes du commissariat et dont se rendent coupables de façon presque quotidienne des militaires du rang à Quimper, on peut simplement citer deux affaires particulièrement représentatives.

> Le 10 janvier, des militaires sont poursuivis pour vol dans des commerces de la rue Saint- François.

> Le 2 février trois militaires du 118e RI blessent deux civils à coups de baïonnettes, frappant ensuite les agents de police venus les arrêter et les menaçant de leur arme jusque dans le commissariat.

Des vols et autres larcins

  • Le 22 février 1908, plusieurs portes sont une fois de plus fracturées dans la cathédrale Saint-Corentin et 25 francs sont volés. Quatre bohémiens sont arrêtés. Des témoins les ont vu s'enfuir de la cathédrale.
  • Le 17 mars le commissaire enquête sur des vols de plus de 100 kilos de charbons de Cardiff opéré dans le dépôt du sieur Jonquière au Cap Horn. De la poussière de charbon perdue par les voleurs, dont le plus jeune n'a pas dix ans, permettent au commissaire, de remonter jusqu'à leur logis voisin des voleurs, rue de Pont l'Abbé. Les sacs d'anthracite sont stockés sous l'escalier.
  • Le 15 avril, la police enquête cette fois sur le vol d'un cheval appartenant à Jean Le Bras alors qu'il avait attaché son animal place de la Tour d'Auvergne. Le cheval ne sera pas retrouvé.
  • Un seul vol important est signalé à Quimper. Le 19 août 1908, un cambriolage suivi d'un vol important est commis dans la bijouterie de M. Seznec, rue Royale : vingt-et-une montres d'hommes, huit de dames, une soixantaine d'alliances, de bagues, de boucles d'oreilles, des chaînes, des broches le tout en or massif. Un marin est soupçonné du cambriolage.

Les crimes de mœurs

Quimper malgré ses façades tranquilles n'échappe pas à quelques affaires de mœurs particulièrement sordides.

Le 28 mars, le jeune Pierre V. est victime d'une tentative de viol par un homme nommé Neilde, homme aveugle et ivrogne qui a fait venir l'enfant dans sa chambre sous de faux prétextes. La victime parvient à s'échapper et l'homme est arrêté et avoue après interrogatoire poussé du commissaire.

Le 8 mai, éclate une autre affaire de mœurs cette fois, d'une rare violence, un sieur Le Goff de la rue de la Providence ivre, est émasculé par la veuve Daniélou sous l'effet d'un délire alcoolique.

Les scandales touchant le clergé quimpérois

Alors qu'à la suite des lois de séparations des Eglises et de l'Etat la société française se partage désormais des deux cotés d'une ligne séparant le parti clérical du parti républicain, quatre affaires vont successivement, sinon discréditer, au moins démobiliser les catholiques de Quimper alors que les expulsions des membres des communautés religieuses et enseignantes se multiplient.

L'affaire de l'abbé Thomas

Le 31 mars 1908, Quimper est secouée par un scandale sans précédent.

L'abbé Thomas, chanoine du chapitre cathédral, aumônier du lycée de La Tour d'Auvergne, âgé de 64 ans est arrêté pour « excitation » de mineurs à la débauche. Les faits avaient lieu dans la sacristie du lycée où le prêtre attirait de jeunes garçons. Les faits connus de Caricature de monseigneur Dubillard Voir l'image en grand Caricature de monseigneur Dubillard beaucoup duraient depuis plus de vingt ans.

Judic ayant eu vent de l'affaire décide d'agir. Des agents de police en civil placés en surveillance permettent de surprendre en flagrant délit le prêtre qui avoue ses méfaits avec force détails et est écroué à la maison d'arrêt de Quimper.

L'ecclésiastique échappera pourtant à un procès. Sa famille ayant plaidé pour son internement. Il est interné comme irresponsable à l'asile départemental de Quimper le 27 juin 1908, à la suite d'un examen médical. Dans le grand public, on met rapidement en doute la véracité d'un tel examen qui met hors de porté de la Justice républicaine un prêtre qui avait acquis dans le clergé local une véritable notoriété et possédait tout son esprit de l'avis de ces contemporains, au moment des faits.

Les protestations qui s'en suivent sont nombreuses. Le commissaire Judic rapporte dans son rapport au préfet du 14 juillet 1908 :

]Des protestations ont été faites en haut lieu - probablement par les loges - et auraient réussi à émouvoir ceux à qui elles s'adressaient. M le ministre de la Justice a, m'assure t'on, demandé le dossier de l'affaire et l'on pense qu'il ordonnera à M. le procureur général de faire appel. Une campagne de presse va s'ouvrir à ce sujet dit-on dès cette semaine notamment dans l'Action. On ajoute que les choses n'auraient pas été faites régulièrement, que l'abbé Thomas aurait du être soumis à l'examen de 3 médecins, enfin M. le directeur de l'Asile serait l'objet des soupçons les plus graves et sa situation paraît très compromise.

]La Justice est parfois lente. Le 17 septembre 1908, l'abbé Thomas décédait à l'asile des aliénés de Quimper échappant ainsi à la justice des Hommes. L'affaire éclatait en pleine campagne électorale pour les élections municipales. La liste cléricale dirigée par M. de Servigny voit fondre la liste de ses soutiens telle neige au soleil. Les commerçants quimpérois retirent, un à un, leur nom de la liste du parti catholique.

L'affaire de l'abbé Bulot

L'affaire Thomas débute à peine, qu'une seconde affaire alourdit encore, si cela est possible, le dossier du parti clérical et le climat quimpérois.

Le 9 avril 1908, l'abbé Bulot, lui aussi ancien aumônier du lycée, se suicide en se jetant dans son puits. L'ecclésiastique est âgé de 53 ans et dirige l'oeuvre Saint François de Sales à Quimper.

L'enquête du commissaire Judic révèle que l'abbé Bulot se livrait sur des mineurs aux mêmes pratiques criminelles que l'abbé Thomas. Se sachant surveillé par la police et à la veille d'être convoqué pour interrogatoire, le prêtre préfère mettre fin à ses jours.
Cette nouvelle affaire génère une consternation générale chez les cléricaux et jette le parti réactionnaire dans le désarroi le plus complet. Les élections municipales ne pouvaient s'annoncer sous de plus heureux hospices pour les Républicains qui emportent la mairie.

L'affaire de père Pichon

Jamais deux sans trois, une nouvelle fois un prêtre poursuivi par la Justice attire tous les regards de la police quimpéroise.

Le chanoine Rossi chargé de ramener l'abbé Pichon à QuimperVoir l'image en grand Le chanoine Rossi chargé de ramener l'abbé Pichon à QuimperEn effet, le 1er août, une nouvelle affaire scandaleuse impliquant un prêtre intéresse le commissaire de Quimper. Après enquête, Judic précise en effet dans une lettre : Le sieur Pichon a été ordonné prêtre à Quimper le 23 décembre 1882 et nommé quelques temps après précepteur à la Jonchère. Du 14 avril 1885 au 11 décembre 1889 il a été vicaire à Edern. Le 10 décembre 1890, il a été mis en disponibilité.

Le sieur Pichon a volé dans différents presbytères de la région des sommes d'argent. Nommé au Havre comme professeur, il enleva une femme mariée (une cousine avec son enfant) et se rendit avec elle à Neufchâtel (Suisse) où le chanoine Rossi de Quimper alla le chercher. Il fut placé ensuite chez une dame riche à Namur.

Il vola à cette dernière une somme de 10.000 francs et fut destitué. En 1904, il a été poursuivi par le parquet de Quimper sous l'inculpation d'altération de noms, d'escroquerie et d'exercice illégal de la médecine.

Et de quatre : l'affaire du frère des écoles chrétiennes

Le 30 avril 1908, c'est cette fois un frère des écoles chrétiennes, ancien directeur d'une école des Frères à Quimperlé, qui est surpris, en situation très délicate dans un champs, par deux cultivateurs d'Ergué-Gabéric, en compagnie d'une jeune fille de 15 ans dont il est aussi le cousin. Une enquête pour délit d'outrage à la pudeur est aussitôt ouverte le 1er mai par la gendarmerie.

Alors que le clergé est durement frappé, un autre scandale, financier cette fois, va éclabousser l'un des plus fidèles soutiens quimpérois du parti clérical.

Le krach financier de feu M. de Chamaillard

La ville apprend le 14 avril 1908 le scandale financier qui vient d'éclater dans la région à la suite du décès d'un notable local.

M. Ponthier de Chamaillard, notabilité du parti clérical, avocat, ancien sénateur du Finistère, a laissé en mourant subitement à Nice un passif de 700.000 francs.

Portrait de monsieur Ponthier de Chamaillard en 1898Voir l'image en grand Portrait de monsieur Ponthier de Chamaillard en 1898Il avait emprunté de tous cotés et nombre de paysans croyant faire chez lui des placements de pères de familles seraient à la veille d'être cruellement désabusés. M. de Chamaillard avait une fortune évaluée à 400.000 francs mais sa veuve peut faire là-dessus ses reprises qui sont de 340.000 francs. C'est donc un krach selon les cas de 300.000 à 640.000 francs. Le 29 avril, les dettes sont évaluées à la hausse à 800.000 francs.

La rumeur publique va alors bon train dans la cité du roi Gradlon et prétend bientôt que de Chamaillard n'est pas décédé et qu'il aurait fait ensevelir à sa place un cadavre quelconque et se serait enfui en Amérique. La rumeur est bien entendu fausse.

Quelques autres dossiers remarquables suivis par le commissaire Judic

La Rage descend de Kerfeunteun Arrêté pris par le maire suite aux morsures par un chienVoir l'image en grand Arrêté pris par le maire suite aux morsures par un chien

Le 1er janvier, une chienne malade de la rage, appartenant à un boucher de Kerfeunteun, parcourt la ville en y semant la panique. L'animal mord plusieurs chiens mais surtout attaque plusieurs enfants. Deux d'entre-eux, répondant aux noms de Saux et Aufredou, sont mordus et sont par la suite dirigés vers l'institut Pasteur à Paris.

Les enfants de Germinal à Quimper

Le 20 janvier, le commissaire Judic signale à l'attention du directeur de la Sûreté à Paris, les agissements troubles de l'abbé Santel de Paris, venu plusieurs fois à Quimper, où il y recrute des enfants de 12 à 15 ans pour les embaucher à la Exploitation des enfants pour le travail dans la mineVoir l'image en grand Exploitation des enfants pour le travail dans la mineverrerie de Trélon (Nord) en faisant aux parents des promesses illusoires sur les salaires à venir. En fait, un grand nombre d'entre-eux ira travailler dans les mines.

Les enfants travaillant dans ces établissements industriels sont l'objet d'une véritable exploitation. Ceux qui refusent ces salaires de misères sont renvoyés chez eux, leur patron-négrier prenant soin de leur retirer leurs bons habits pour ne leur laisser au moment de leurs départs que de vieilles hardes sans valeur. Des plaintes sont déposées. En juin 1908, on estime à 110 le nombre des jeunes quimpérois ainsi embauchés par l'abbé recruteur.

« L'affaire » du lieutenant-colonel Pétain à Quimper

On a pu se demander pourquoi le lieutenant-colonel Pétain, qui avait commandé temporairement le 118e RI dans l'intervalle de la nomination d'un nouveau colonel, était finalement resté bien peu de temps à Quimper. Les dossiers du commissaire Judic, visiblement bien renseigné, nous éclairent sur cette histoire.

Le 21 mars 1908, le commissaire écrit au préfet à propos du colonel commandant le 118e : J'ai l'honneur de vous faire connaître que M. le lieutenant-colonel Pétain, qui est un clérical, est très mal vu de ses chefs et de tous les officiers républicains du 118e de ligne.

On avait l'habitude ici pour fêter les officiers nouvellement venus de leur faire une réception au cercle. Le lieutenant colonel a supprimé cette coutume en mécontentant ainsi tous ses subordonnés. Ces derniers ont pris leur revanche lors de l'arrivée à Quimper d'un nouveau colonel. Ils ont refusé à leur tour de le recevoir, mettant ainsi le lieutenant-colonel dans le plus grand embarras.

Le colonel Sarrade étonné a, en effet, demandé une explication. Il a écrit une lettre dans laquelle il reproche aux officiers d'avoir le 25 janvier, sans le consulter, fait cesser une coutume très ancienne et les prient de prendre une nouvelle décision à ce sujet. Il a obligé le lieutenant-colonel à lire cette lettre aux officiers qui ont pu savourer leur vengeance. Il a été décidé en outre que tous les officiers nouveau-venus seraient reçus comme par le passé.

Pour racheter sa faute, le lieutenant-colonel a voulu inviter le colonel et quelques autres officiers à prendre chez lui un repas ainsi qu'un punch. M. Sarrade lui a fait savoir qu'il acceptait le punch qui était de tradition mais qu'il refusait le dîner pour ne pas créer de précédent. M. Pétain va être obligé de demander son changement si on ne le demande pas pour lui. Son départ sera un soulagement pour tous les officiers républicains.

Ainsi, le futur maréchal Pétain, était déjà t'il persona non grata à la caserne de Quimper. De fait, il quitte la ville dès le mois d'avril suivant pour réintégrer l'Ecole de guerre.

Le dernier duel de Quimper ?

Le 7 décembre 1908, le commissaire Judic annonce au préfet de Quimper qu'à la suite d'un différent opposant le marquis de Ploeuc, propriétaire à Plomelin et M. Gaude, propriétaire à Quimper, à propos de femmes et de jeux, a été réglé entre gentlemen. Le manoir de Kerlagatu où a lieu le duel Voir l'image en grand Le manoir de Kerlagatu où a lieu le duel

Les deux hommes, après s'être adressés leurs témoins, se sont battus en duel à 13 h 30 à Penhars à Kerlagatu, propriété de M. Serret.
Le duel avait lieu au fleuret. M de Ploeuc a été blessé très légèrement. Il s'agit probablement, sinon du dernier, du moins de l'un des ultimes duels d'honneur de l'histoire de Quimper pourtant interdits par la loi.

Une visite royale à Quimper

Le 30 septembre, à 13 heures, le commissaire Judic voit arriver dans la ville la reine-mère d'Italie, Marguerite de Savoie, laquelle voyage sous le nom de comtesse Stupigini. Venant du Huelgoat dans une superbe automobile la souveraine fait du tourisme en Finistère. Après un déjeuner à l'hôtel de l'Epée, elle a visité, sous le regard protecteur du commissaire Judic, le musée, la cathédrale et trois magasins, avant de repartir vers Brest.

Le 6 octobre, venant de Morgat par Douarnenez, elle repasse à nouveau par Quimper où elle passe la nuit à l'hôtel de l'Epée. Le lendemain, elle quittait la ville pour Bénodet.


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